Would we not prefer… extra ?
Tout dépend de la suite et même de la série : https://youtu.be/Qtne1XsW13w
Que des intra… duisibles ! trouvés sur le site mondelangues… Mais au fait pourquoi traduire ? Si le sens est compris, tâchons de le transmettre par l’inflexion de la voix à l’oral, par la modulation de l’écriture si on peut quelque peu la calligraphier…
Le premier, de la langue japonaise, à prononcer « Wabi-sabi »…
Il faut en transmettre de la tristesse et aussi de la beauté, celle des choses éphémères. L’effet d’assonance, « abi-abi » y aide. Ne suggère-t-il pas la ritournelle des saisons qui reviennent et nous rappellent que le temps passe, saisons toujours les mêmes et pourtant, à travers nous qui changeons, toujours un peu autres, « Wabi-sabi »…
L’idéogramme japonais correspondant est complexe. Malgré tous les efforts pour le faire droit et digne, il est un peu tremblé… Montrant sa fragilité, participe-t-il de cette beauté triste ?
Second intraduisible, de la langue italienne, « sprezzatura »…
Il faut en transmettre l’idée du difficile auquel pourtant on parvient à donner l’apparence de la facilité…
Il suffit finalement de jouer à fond la double série de consonnes de début du mot qui fait entendre comme un empêchement à laisser s’exprimer les voyelles et laisser couler le « tura », comme dans « natura », qui va de soi…
L’écriture peut aller dans le même sens, accentuer les angulosités initiales et les doublures et finir en filé…
Troisième intraduisible, de la langue finnoise, « sisu »…
Il faut en transmettre l’idée de force qui vient de l’intérieur… Le mot est simple, il faut le libérer en un seul souffle et laisser ce souffle se prolonger en montant. Les adeptes d’autres langues auront peut-être de quoi reconnaître quelque chose de la leur et s’en réconforter (« sisu » existe en dari, « six sous » ne se dit pas en français ?).
Comme tous les mots simples, il se prête à l’invention calligraphique… pourquoi pas un ensemble de tiges montant harmonieusement du sol ?
Quatrième intraduisible, de la langue allemande, « Schadenfreude »…
Il faut en transmettre l’idée d’un dommage qui provoque de la joie. On voit bien qu’il est composé de deux mots -c’est peut-être un vrai-faux intraduisible… Le premier est à faire grincer comme le dommage mais si on veut garder l’unité du mot, « Freude » n’est pas à faire entendre comme dans l’Hymne à la joie. Il faut le faire grincer encore plus que le début ! Crayon itou.
« Gallow humour »… humour de potence… ça se laisse surtout dessiner !
Philippe Sahuc Saüc, pour toute réaction, contact : helipsahuc@wanadoo.fr