I'm damned if I see it...
Ainsi disait, paraît-il, l'amiral Nelson, ayant collé sa longue vue sur son œil de verre : il ne voyait pas le drapeau blanc et pouvait se permettre de bombarder.
Alla cieca ?
A l'aveugle ? C'est en tout cas dans son roman Alla cieca (traduit en français par A l'aveugle et publié chez Gallimard en 2006) que Claudio Magris reprend cette histoire plusieurs fois…
Nelson se donnait ainsi la vue étroite.
… tandis que le narrateur du roman se donne… l'écoute large ?
La preuve : rhodiacetaeversharp ! (acetae, interne génitif latin?)
On dirait qu'il s'agit là d'un mantra composé d'un souvenir publicitaire qui pourrait tout aussi bien être :
eversharprhodiaceta… (oh l'étrange succession « rprh »...)
Recherche faite, il s'agit d'une marque de stylo-plume qui, pour un-e pratiquant-e de la langue anglaise, porte l'idée du toujours aiguisé (ever sharp) et, pour un-e pratiquant-e de la lague italienne, pourrait porter l'idée de l'ascète de Rhodes (Rodi aceta)…
En somme, ce que nous avons pu connaître, si nous nous laissons aller à la réminiscence, avec :
Boldoflorinelabonnetisanepourlefoie, quoiqu'un peu monolingue…
Trimétylcarboxilétylammonium, latinisé certes mais toujours monolingue…
recherches à poursuivre... dans une posture d'ouverture d'esprit ?
Pourtant, lorsque l'esprit s'affine, il trouve parfois d'enviable précisions. Pour cela, certaines langues ont été très fortes en certains domaines…
Se souvient-on de xonota, l'odeur de la terre après un orage d'été, de la langue romani ?
Ajoutons aujourd'hui au dictionnaire des intraduisibles, turubaadi, le coup de vent violent précédant la pluie, de la langue mankinkan (lexique de Creissels).
Alors, étroit, large ou… carré ?
C2=2O...c'est carré = dos, anillo… dose aniŋ wo… le précis et tout ça !
Philippe Sahuc Saüc
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